03 mars 2011

Marina de Carlos Ruiz Zafon

marina350Je profite des vacances pour lire quelques livres propices à la détente et je poursuis aujourd'hui avec Marinade Carlos Ruiz Zafon un écrivain dont j'avais déjà lu et beaucoup apprécié les deux autres opus Le jeu de l'ange ainsi que l'inoubliable Ombre du vent. Il faut également savoir que Marina est un livre écrit avant les deux précédents et qu'il vient juste d'être traduit de l'espagnol. D'après la post-face de l'auteur, ce livre "présenté comme un livre pour la jeunesse" ne doit pas être considéré comme tel, l'auteur explique lui-même: "(...) j'ai essayé d'écrire le genre de livre que j'aimais lire dans mes années d'adolescence, mais aussi un livre qui puisse continuer à m'intéresser quel que soit mon âge, vingt-trois, quarante ou quatre-vingt trois ans."

Barcelone, les années 1980.Oscar Drai, quinze ans s'est une fois de plus enfui du pensionnat dans lequel il est interne pour se livrer à son passe-temps favori: explorer le dédale des rues de la belle et mystérieuse capitale espagnole. Un soir, il pénètre dans une bien étrange demeure et y rencontre une très jolie jeune fille prénommée Marina, une adolescente aussi rêveuse que lui, élevée par son père German. Marina l'entraîne alors dans un vieux cimetière où il vont surprendre une scène pour le moins déconcertante: une femme vient se recueillir tous les derniers samedis du mois sur une tombe ayant pour seul attribut un papillon aux ailes noirs. Marina et Oscar décident alors de percer le secret de cette tombe, sans se douter des nombreuses évènements qui vont jalonner cette fascinante quête.

Une fois de plus, Carlos Ruiz Zafon prend pour cadre la ville de Barcelone et nous propose une intrigue complexe mêlant fantastique, aventure et suspense. Des recettes bien connues et maîtrisées qui expliquent en partie l'engouement de nombreux lecteurs pour l'oeuvre de cet auteur.Oeuvre atypique et poétique aussi avec de très jolies phrases ressemblant à des maximes: "Nous ne souvenons que de ce qui n'est jamais arrivé", "On ne peut rien comprendre à la vie tant qu'on n'a rien compris à la mort" (p.38). Dès le début, j'ai été charmée par cette histoire mystérieuse et fantasmatique habitée par deux héros entiers. Une fois de plus, l'auteur nous propose une énigme à résoudre, puzzle dont il faut rassembler les pièces épars dissimulées dans un passé plus que trouble.

Pourtant, à la moitié de ma lecture, j'ai ressenti comme une déception pour un récit la maîtrise bien plus hésitante que d'habitude. J'ai trouvé, par exemple, que l'irruption du fantastique n'était pas aussi bien amenée que dans les oeuvres qui suivent: cette idée de théâtre aux marionnettes animées était prometteuse mais pour moi elle sombre vite dans le grotesque, de même que cette histoire de docteur victime de sa folie. Bref, pour moi, l'intrigue est vite devenue vide de sens même si j'ai mené ma lecture à son terme. Une déception pour cet auteur que j'apprécie mais je mets cela sur le compte d'un premier roman pas tout à fait abouti.

Posté par Snowball à 09:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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