Le cher disparu d'Evelyn Waugh
Lorsque Francis Hinsley, employé fidèle des studios de cinéma Megapolitain apprend par hasard sa disgrâce et la fin de sa carrière, il décide de mettre fin à ses jours. Dennis Barlow, l'un de ses amis et employé de pompes funèbres animalières est alors chargé de l'organisation de ses osèques qui doivent être inoubliables. Dennis quitte alors son poste aux Bienheureux Halliers pour rejoindre les Célestes Pourpris, entreprise spécialisée dans les rites funéraires les plus divers et variés. De l'art cosmétique aux rituels les plus étranges, cette entreprise exauce toutes les fantaisies pour offrir aux défunts et à leur famille un dernier hommage à la hauteur de toutes leurs espérances...
Ce livre doit bien entendu être lu au second degré de l'interprétation, et il repose d'ailleurs sur un maniement assez impressionant de l'humour noir et de l'ironie. Parti d'un sujet macabre, l'auteur nous propose en fait un agréable divertissement, et l'on ne peut s'empêcher de sourire à la truculence de certains propos, au ridicule de certaines situations sans que cela ne paraisse forcé ou artificiel. En ceci, la plume d'Evelyn Waugh, auteur que je ne connaissais pas, parvient à nous séduire et à nous charmer, nous ne sommes jamais très loin du rire grinçant. Les personnages sont très bien campés, en particulier Dennis Barlow qui incarne à lui seul la satire des rites funéraires américains dans toute leur étrangeté et leur hypocrisie.
Une lecture très agréable à cette période de l'année, pour laquelle je remercie chaleureusement Blog-o-bookBlog-o-book ainsi que les éditions Robert Laffont.