05 octobre 2009

Hamaguri et Tsubame d'Aki Shimazaki

2_7427_2908_9Deux courts romans lus cette semaine et qui font suite à Tsubaki dont j'avais beaucoup apprécié la lecture. Hamaguri, qui désigne en japonais un coquillage à deux coquilles que l'on peut s'amuser à reconstituer après dégustation puisque chacun des coquillages a une forme unique, est en fait une réécriture de Tsubaki, cette fois-ci du point de vue de Yukio. Ainsi, même si l'histoire initiale ne progresse pas, le lecteur apprend de nouveaux détails concernant le passé des personnages, et s'immerge plus profondément dans la culture de cette époque. Ce second volet m'a évoqué la récente lecture du roman de Haruki Murakami Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil, car le thème de l'amour impossible sublimé par le temps y est très présent. On retrouve une écriture très poétique et pudique que j'apprécie beaucoup.

tsubameAvec Tsubame, mot japonais désignant l'hirondelle annonciatrice du printemps, s'intéresse à un nouveau pan de l'histoire japonaise et de prime abord on a l'impression que rien ne relie ce roman aux précédents, et pourtant... Tsubame, évoque le destin des Coréens exilés au Japon, zaïnichi tolérés par la population locale mais néanmoins peu intégrés à la société japonaise. On suit le destin de Yonhi abandonnée par sa mère lors du tremblement de terre de Kanto au cours duquel certains japonais profitant du désordre et de la panique massacrèrent des milliers de socialistes et de Coréens. Confiée à une organisation religieuse sous le nom de Mariko, Yonhi se fait alors passer pour une jeune orpheline japonaise tout en gardant l'espoir de retrouver un jour sa véritable famille. Par allusions progressives, le lecteur en vient à comprendre l'identité de cette femme qui joue un rôle important au sein de l'intrigue des deux premiers tomes.

Il me tarde de lire la suite!

Posté par Snowball à 13:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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